
C'est avec curiosité que j'ai participé au deuxième jour de "Let's Interact", le premier congrès européen de l'IAB Europe, le réseau européen des annonceurs sur le net.
Outre un prix d'accès prohibitif, c'est amusant d'observer l'émergence de cette nouvelle classe européenne du web. Les premières discussions du matin sont banales, mais néanmoins nécessaires pour un premier contact. Chacun prend ses marques par rapport aux expériences dans les autres pays.
Le "Salon" est réduit à 4 mini-stands de sponsors, et des essentiels bar et point wifi.
Sur le stand de l'IAB Europe, David White (Weboptimiser) fait le pied de grue devant son studio d'enregistrement. Vieux de la vieille, il retrace pour nous l'historique de l'IAB.
Alain Heureux, Président de l'IAB Europe (que j'avais déjà interviewé en 2000 comme CEO de Virtuology...), ouvre les conférences. Il témoigne sa volonté d'un forum commun où tous les acteurs pourront partager leurs expériences au niveau international. Il martèle aussi la nécessité de parler ensemble d'une seule voix face aux comités de régulation, européen notamment.
Bernhard Glock ouvre le bal. Président de la WFA (World Federation of Advertisers), il est également vice-président de Procter&Gamble et aime parler avec des images ... qu'il utilise à outrance dans son powerpoint ... (des illustrations parfois honteusement volé à des banques d'images) Pour mieux toucher le consommateur, il insiste sur la nécessité de combiner "content, contact, context", avec des concepts en "global scale, local relevance". Bref, une communication uniformisée et pernicieuse, dans laquelle le consommateur est réduit à la passivité. Pas très web tout ça.
Second orateur, Jaap Favier relève le niveau web et aborde la question du "social computing". Vice-président et directeur de recherche du cabinet de consultance Forrester, il démontre, chiffres à l'appui, la nécessité de changer de mode de communication. En effet,